• René Laennec, le Breton qui a révolutionné la médecine

    Né le 17 février 1781, il a mis au point l'ancêtre du stéthoscope, inventé l'auscultation et décrit les symptômes de la péritonite et de la cirrhose

     

     René Laennec, le Breton qui a révolutionné la médecine

     

    L'un des plus grands et des plus célèbres hôpitaux parisiens porte son nom ainsi que quantité d'établissements et de rues sur l'ensemble du territoire. En dépit de cette notoriété à portée de main, rares sont les Français qui savent ce qu'ils doivent à René-Théophile-Hyacinthe Laennec. Quelle injustice, car ce Breton né le 17 février 1781 à Quimper et mort le 13 août 1826 (à 45 ans donc) à Douarnenez dans son manoir de Ploaré est à la base de la médecine moderne. En moins de deux ans, Laënnec fait faire à la médecine un bond prodigieux. Et comme souvent ce grand pas pour l'humanité débute par une scène banale presque sans intérêt...

    Un après-midi d'automne, le médecin croise sous les guichets du Louvre des enfants qui jouent parmi des décombres. L'un d'eux gratte l'extrémité d'une longue poutre avec la pointe d'une épingle. À l'autre bout, l'oreille collée à la poutre, les enfants recueillent les sons, se bousculent pour entendre, et rient de la découverte. Bon sang, mais c'est bien sûr ! Parvenu au chevet d'une jeune cardiaque, il demande une feuille de papier à lettres, la roule en cylindre, appuie une extrémité contre la poitrine de la patiente et l'autre contre sa propre oreille. Et voici que le double bruit du cœur et de la respiration lui parvient avec netteté. L'auscultation est inventée.

    Il invente le terme mélanome

     

     René Laennec, le Breton qui a révolutionné la médecine

    Laennec fonde ainsi une nouvelle pratique qui permet d'analyser les bruits corporels internes et de les relier à des lésions anatomiques, ce qui se révélera particulièrement utile pour le diagnostic des maladies respiratoires, dont la phtisie ou tuberculose.

    Ainsi, selon la légende, le génial médecin construit le 17 février 1816 le stéthoscope, d'abord un simple rouleau de papier ficelé qu'il appelait « pectoriloque » et qui permettait d'éloigner l'oreille du médecin de son patient pour des raisons de pudeur, stéthoscope qu'il ne tarde pas à perfectionner en un cylindre démontable et en buis et dont l'usage est attesté en mars 1817 sur les feuilles des malades à l'hôpital Necker où il exerçait.

    Mais la contribution de René-Théophile-Hyacinthe Laennec à la médecine ne s'arrête pas là !

    Ce fils et petit-fils d'avocats est également celui qui a décrit la péritonite et de la cirrhose. Bien que la cirrhose fût une maladie déjà connue, c'est Laënnec qui lui donna son nom, en utilisant le mot grec (kirrhos, « fauve »), qui fait référence aux nodules jaunes caractéristiques de la maladie. Il est aussi à l'origine du terme mélanome et a décrit les métastases pulmonaires du mélanome. Comme beaucoup de praticiens du XIXe siècle, Laennec finit par contracter au contact de ses patients les maladies qu'il devait soigner.

    Son neveu, Mériadec Laennec l'ausculte avec le stéthoscope inventé par son oncle et décèle sur lui les symptômes fatidiques de la tuberculose. Le docteur se retire alors en son manoir de Kerlouarnec en Ploaré, proche de Douarnenez, où il s'éteint, le 13 août 1826 à l'âge de 45 ans. Dans son testament, il lègue à son neveu ce stéthoscope qu'il considérait comme « le plus grand héritage de sa vie ».

     

    article  LE POINT

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