• Voyager, c'est d'abord sortir de sa coquille.

    Voyager, c'est d'abord sortir de sa coquille.

     

     

    Voyager, c'est d'abord sortir de sa coquille. Mais la coquille dont nous sommes prisonniers, ce n'est pas seulement le réseau 

    des frontières et des longitudes, la barrière des douanes et les remparts de la langue. La coquille primordiale, c'est l'epais 

    matelas dans lequel nous emprisonnent l'égoïsme et la paresse, c'est le cocon dans lequel nous lingotent et nous étouffent la 

    suffisance et l'absence de curiosité. Un homme qui se suffit à lui-même, qu'a-t-il à faire de tout ce que l'immense étendue 

    des êtres et des peuples peut lui proposer et lui offrir? Il ne ressent pas le besoin de sortir de lui.même.

    Si pour la plupart d'entre nous, les vacances constituent l'instant privilégié du voyage, cette accalmie de loisir propice aux 

    croisières et aux circuits, aux vagabondages et aux découvertes, c'est qu'il est nécessaire pour voir les hommes et le 

    paysages, de créer en soi une certaine vacance. (disponibilité)

    Ce n'est pas le temps matériel, seul, qui permet d'entreprendre un voyage: il  faut une certaine grâce intérieure. Il est bon 

    de se sentir un peu vide et ouvert, qu'une sorte d'appel d'air s'établisse entre le monde extérieur et notre espace du dedans.

    Il faut avoir soif pour que l'eau désaltère et donne de la joie, il faut avoir besoin de se remplir les yeux et le coeur pour que 

    le voyage ne soit pas seulement une façon d'aller d'une ville à l'autre mais un bonheur

    Quand ces conditions sont remplies, le voyage est au coin de la rue.

    Le premier chemin qui s'offre à vous, la plus courte distance vous suffisent pour rapporter un inépuisable butin... On va 

    souvent bien loin pour trouver ce qu'on ne savait pas posséder tout près. On va souvent tout près pour se sentir soudain 

    transporté très loin. Ce ne sont point les kilomètres qui font le voyage, c'est la poésie. Aucun guide ne peut donner 

    l'adresse de celle-ci. Elle est en nous ou nulle part.

     

    Claude Roy

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 17 Août 2014 à 13:11

    J'adore la poésie ça parle un peu de nos vies 

    2
    Lundi 18 Août 2014 à 20:56

    Bonjour chère Tara,

    ce texte, tout un poème....

    auquel j'adhère entièrement, 

    personnellement je ne pars pas pour fuir mais plutôt pour m'épanouir

    encore plus, réaliser mes rêves, 

    chercher un second souffle refusant la suffisance

    curieux de l'autre, d'autres cultures, 

    c'est là la vraie richesse...

     

    Douce soirée Tara, merci pour tes mots, 

    la justesse de tes propos et ton amitié qui m'est chère

     

    Gros bisous bisous à consommer immédiatement

    ou à déposer dans ta malle à bisous

     

     

     

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